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 Les principaux secteurs d’activités et leurs émissions 

Publié le 24 Juin 2020 par Axelle Manya

Le contexte

À chaque nouvel épisode de pollution de l’air, vous entendez parler de “particules fines”, de “poussières”, de “seuil d’alerte”, de “niveau d’émission”… Mais que veulent dire tous ces mots ?
L’équipe AtmoTrack a décidé de prendre en main le sujet et de vous expliquer le pourquoi du comment des polluants atmosphériques.
Tout d’abord, il est important de réaliser que nous sommes tous responsables de la pollution. Pour cause, les émissions des polluants proviennent majoritairement des activités humaines.

Voici les quatre secteurs d’activités qui émettent le plus de pollution :

L'industrie

La pollution atmosphérique en dioxyde de soufre provient principalement de la consommation de combustibles fossiles. La combustion du charbon est la source synthétique la plus importante et représente environ 50 % des émissions globales annuelles. Celle du pétrole représente encore 25 à 30 %.

Ce gaz incolore et irritant pour l’appareil respiratoire, peut provoquer de sévères allergies. Les sujets jeunes, âgés et asthmatiques y sont beaucoup plus sensibles.

Les résidences

Les composés organiques volatils (COV) regroupent essentiellement des gaz et des vapeurs qui contiennent du carbone et se caractérisent par leur grande volatilité, c’est à dire leur aptitude à se propager facilement dans l’atmosphère.

Ils entrent dans la composition des carburants mais aussi de nombreux produits courants : peintures, encres, colles, détachants, cosmétiques, solvants… pour des usages ménagers, professionnels ou industriels (pour ces raisons, leur présence dans l'air intérieur peut aussi être importante). Ils sont émis lors de la combustion de combustibles (notamment dans les gaz d'échappement mais aussi dans le chauffage au bois), ou par évaporation lors de leur fabrication, de leur stockage ou de leur utilisation.

Les COV interviennent dans le processus de formation d'ozone dans la basse atmosphère et participent donc au réchauffement de la planète. Leurs effets sur la santé sont très variables selon la nature du polluant envisagé. Ils vont d'une certaine gêne olfactive à des effets mutagènes, voire cancérigènes, en passant par des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire.

L'agriculture

L’ammoniac (NH3) est un composé chimique produit naturellement à partir de la décomposition de matière organique. On le retrouve donc logiquement sur les sites d’élevage où il est émis par les déjections animales. L’ammoniac permet la fertilisation des plantes, ce qui explique son utilisation principale dans l’agriculture en tant qu’engrais.

Son utilisation massive dans le domaine agricole explique son impact plus significatif au début du printemps, période d’épandage de fertilisants et d’effluents d’élevage. Il peut alors se combiner dans l’atmosphère avec des oxydes d’azote et de soufre pour former des particules fines (PM2.5).

L’ammoniac est un gaz incolore et irritant, pouvant causer des brûlures voire être mortel à forte concentration.

Les transports

Les émissions d’oxydes d’azote (NOx) proviennent essentiellement de l’alliance à haute température de l’oxygène de l’air et de l’azote. Elles sont majoritairement émises par le transport routier, les secteurs de l'industrie et de la production d'énergie.

Les effets des différents oxydes d’azote sont multiples : le dioxyde d’azote (NO2) est un gaz irritant pour les bronches tandis que le protoxyde d’azote (N2O) est classé gaz à effet de serre.

Pour conclure

En résumé, les collectivités, les entreprises et les particuliers peuvent contribuer à réduire la pollution de l’air. Chacun à notre échelle, nous pouvons adopter de nouveaux gestes et changer nos habitudes. Aérer nos logements et bureaux en ouvrant grand les fenêtres pendant 5 à 10 minutes par jour, (le matin et/ou le soir de préférence) permet de faire entrer de l'air frais et sain, et d’évacuer l'air chaud et vicié. Afin de vous déplacer, nous vous conseillons également de privilégier les transports publics, le covoiturage, le vélo ainsi que la marche. Par ailleurs, le gouvernement à mis en place une aide financière de 50 euros pour remettre en état votre bicyclette ! Pour bénéficiez de ce dispositif, rdv ici :